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Anxiété parentale

Anxiété parentale

Comment aider ma fille de 3 ans qui se retient d’aller à la selle ?

Ma fille de 3 ans se retient d’aller à selle depuis que j’ai commencé à lui apprendre la propreté.

Pour uriner cela se passe super bien mais pour aller à selle c’est non !  Elle s’oppose. Elle a un traitement pour l’aider mais ça ne marche pas. Nous avons dû aller aux urgences lui faire un lavement. Elle ne va pas à selle sans aide. Après 7 jours on est obligé de donner un laxatif.

Je parle beaucoup avec ma fille je la rassure, je l’accompagne, mais rien ne marche. J’ai tenté divers moyens, et aussi, l’ostéopathie.

Je suis à bout, je souffre de voir ma fille se retenir et avoir peur de son caca. Je me demande d’où vient cette peur ? J’ai peur d’avoir eu, un jour, une réaction qui aurait pu lui faire peur ? Je ne comprends pas, je ne sais plus quoi faire.

Réponse :

Vous êtes manifestement très anxieuse au sujet de votre fille.

Bien sûr aujourd’hui, il y a un cercle vicieux qui s’est installé, et il faut en sortir. Pour le moment, toutes les démarches mises en œuvre vont dans le sens de « résoudre une urgence ». C’est tout à fait légitime, mais il n’est pas possible de laisser s’installer cette seule (fausse) »méthode ». Il faut aller à la question de fond, à l’origine de ce problème.

Comment l’apprentissage de la propreté s’est-il passé pour vous, petite ? Quels sont les points qui ont été angoissant, insupportables, voire humiliant pour vous ? Comment avez-vous vécu les attentes de vos parents ? Où le pot était-il placé : dans un lieu de convivialité ? Dans un lieu à part, discret, dédié à cela ? Vous sentiez-vous tranquille et respectée dans votre intimité ?

C’est avec cette expérience, avec les sentiments qu’elle a suscités en vous que vous êtes intervenue auprès de votre fille, et vous lui avez transmis ce qui vous avait habitée.

Une petite fille a toujours envie de satisfaire sa maman. Mais c’est impossible si la peur est présente, chez la mère et/ou chez l’enfant, ou si l’enfant n’est pas encore prête.

L’éducation à la propreté ne devrait être rien d’autre qu’un « si tu veux », avec une explication très simple ; et une proposition : quand tu te sens prête, on enlève la couche, et je peux t’aider si tu en as besoin.

La priorité me semble être de vous faire aider par un(e) professionnel(le) qui écoutera ce que vous avez vécu, petite, : la peur ?  L’inquiétude que votre mère soit fâchée ou que ça n’aille pas assez vite ?

Ce professionnel écoutera votre désir de bien faire, votre peur de ne pas en faire assez. Par la parole vous découvrirez les excès et les exigences qui vous ont stressée, enfant, et vous habite encore maintenant. Vous serez peu à peu libérée du poids que vous portez depuis longtemps.

Votre fille a le goût de grandir.  Si vous lui faites confiance, et qu’elle est prête à vous demander votre aide, alors la propreté, mais aussi bien d’autres choses se feront simplement, au bon moment, sans stress.

Le rôle de parent n’est pas simple, mais c’est souvent nous qui le compliquons.

Cordialement, B. Fierens

Béatrice FIERENS

Accueillir la personne qui vient et qui est toujours une personne unique, avec ses forces et ses faiblesses, l’écouter dans ce qu’elle peut dire d’elle-même, mais plus encore être témoin de ce qu’elle dit sans le savoir, de ce qu’elle découvre en se mettant à parler, non plus de la tête, mais de ce qui se révèle en elle. C’est toujours un travail et une aventure unique, une naissance à une vie nouvelle.

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