Parole donnée 31

Parole donnée 31

« Là où il n’y a pas de suspension du jugement dans l’obéissance à la parole, il y a un semblant d’ouverture dans la compréhension. Ceux qui comprennent tout d’emblée refusent a priori d’être interrogés ou surpris par le manque. Car le signifiant du manque renvoie, précisément, à ce qui ne se comprend pas : l’Autre. Avec lui, la métaphore ouvre à la question de l’espace intersubjectif et de l’altérité. Au lieu d’en prendre acte, le moi fait comme s’il avait compris depuis longtemps.

Denis Vasse, « La dérision ou la joie », p 110, Ed du Seuil, Paris 1999.

Béatrice FIERENS

Accueillir la personne qui vient et qui est toujours une personne unique, avec ses forces et ses faiblesses, l’écouter dans ce qu’elle peut dire d’elle-même, mais plus encore être témoin de ce qu’elle dit sans le savoir, de ce qu’elle découvre en se mettant à parler, non plus de la tête, mais de ce qui se révèle en elle. C’est toujours un travail et une aventure unique, une naissance à une vie nouvelle.

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